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Thursday, May 4, 2017

Site hacké

Aujourd'hui, rendez-vous avec Britta à 9h30 chez Alva Film. Comme elle n'arrive pas, je l'appelle. Elle m'annonce qu'elle a été retenue parce que le site de la production a été hacké par des extrémistes turcs. Pendant un instant, je pense qu'elle plaisante mais non, je vais voir et c'est vrai. Incroyable !



Thursday, December 31, 2015

Dernier jour de l'année 2015

Quelle passion ! Près de huit heures consécutives de montage effectuées aujourd'hui. Je suis crevée, je suis sourde d'une oreille et j'ai les yeux complètement pixélisés mais je suis heureuse. En arrière-fond, tout l'après-midi, il y avait, entre autres musiques, ce quintette à cordes ravageur du genevois Frank Martin, écrit en 1920, et que je vois bien se fondre au générique d'un film en costumes qui me taraude depuis un an, avec Bastien et Céline Semenzato dans les rôles principaux. J'en tombe tellement je trouve ce morceau beau.




Je dédie aussi ce morceau à Christophe Lellouche, une connaissance de Paris, dont j'ai appris la mort hier au hasard d'une publication sur le web. Il se trouvait au Bataclan, le soir du 13 novembre. Je reviendrai sur les circonstances rocambolesques de notre rencontre et de notre brève amitié en 2010. Il mérite qu'on écrive un livre sur lui, le bonhomme. Quel numéro !... Je suis un peu sonnée par cette nouvelle, quand même. Monde étrange et tourmenté que le nôtre.

Monday, August 17, 2015

Les dernières trouvailles d'août 2015 !

Joie ! Deux découvertes sur le web en un jour :

D'abord la Macaulay Library qui recense le plus grand nombre d'archives sonores et filmées de sons de nature sauvage et un site de photographies floues enchantées dont l'auteur, Jean Lucas, se trouve être également un génialissime compositeur et musicien :






















Modèles : Jean Lucas, Sabrina Rauch, Baloo et Eric Trepin
Photos : Jean Lucas
Source : J'aimerais vous photographier flou

Saturday, April 18, 2015

L'incroyable magazine

Le 22 Rue Muller à Paris inaugurait cette semaine le lancement de L'incroyable, une revue annuelle consacrant l'essentiel de ces pages à redécouvrir l'adolescence d'un artiste célèbre. Chouette !

Juliette Gréco, ado
Une page du magazine L'incroyable


Tuesday, February 24, 2015

Tsukumogami

Loads of synchronicities lately. Earlier this morning I read this article in Le Temps about housecleaning and 付喪神. It just pretty much echoes my need for change in my home. I feel like getting of rid of some invading stuff.

Tsukumogami by Hyakki Yagyo





Tuesday, February 3, 2015

Les gens, les rencontres

Je reviens sur un étrange épisode qui m'est arrivé le jour de Noël.
Alors que je me trouvais dans le bus F pour la France voisine afin de rejoindre ma mère qui y vit depuis des années, j'ai commencé à entamer la discussion avec un passager qui s'était assis sur un banc à côté du mien. Je ne le savais pas encore mais il s'agissait de l'écrivain genevois Jean-David Christinat, qui se rendait à Gex pour aider un copain. De nature bavarde, il n'a pas hésité longtemps à me raconter qu'il avait publié un recueil de poèmes intitulé "A titre presque posthume". L'essentiel de notre conversation s'est centrée sur les Fêtes de fin d'année, les motifs économiques du trajet sinueux de bus à travers les petits villages après Fernex mais aussi sur la distribution hasardeuse de son livre à la FNAC de Rive. Il m'a ensuite donné sa carte comme s'il avait pressenti que j'allais au moins faire quelques recherches ou deux sur son travail. Je lui consacre ce petit article et poste cette interview de lui réalisée en 2014. Des fois les rencontres...


P.S. A part ça, je fête aujourd'hui mes deux ans sans cigarette

Thursday, December 11, 2014

Gawk hawk

Film funding is a serious killer. God, it's painful. The whole world should know what we all have to go through as directors. Before throwing myself (or my computer) out of the window this afternoon, I decided to surf the web. Here is what I found:

Hawk glamour shot. Past two weeks really got me out of a rut. Was good to remember how to live in the present and not get dragged down worrying about nonsense you can't control.

Text and photo by John Sortz 

@Goshute Migration Site, October 2015

See also: Cuttlebone

Saturday, October 11, 2014

In a Mary Poppins' mood

October began and I feel puzzled and torn inside. I don't know whether it's the red moon or the writing process that is stirring my emotional mud up.

Julie Andrews on the set of Mary Poppins

Wednesday, October 8, 2014

Eclipse lunaire

Aujourd'hui, 8 octobre 2014, seconde éclipse de la tétrade lunaire…
Ne plus avoir besoin de penser aux prophéties, juste se contenter de la regarder.


Monday, June 30, 2014

Sunday, June 29, 2014

Gros plan sur...

Vie d'ermite et cure intensive de cinéma depuis dix jours.
J'ai l'impression de rattraper du temps perdu, c'est très étrange.

Delphine SeyrigSerge Daney, mes amours, mais aussi Michael Fassbender sont mes vénérables guides. J'ai enchainé en moins d'une semaine trois des films de ce dernier que je n'avais pas encore vus (par dédain), à savoir Prometheus, X-Men : First Class et Shame de Steve McQueen.

On dit Fassbender enclin à jouer des rôles sombres, or je le préfère quand il exprime une certaine malice et joie de vivre, aussi je dirais (un peu par provocation) que c'est la prestation de l'irlandais en tant que machine-à-tout-faire dans le Ridley Scott qui a ma préférence. Avec lui, le mot jouer prend vraiment tous ses sens. "Rien n'est en trop, rien ne manque, rien ne s'impose", comme le susurre la voix off de la réalisatrice Laetitia Masson sur un plan de dos dans la vidéo produite par Arte que voici.




Mmh. Je regarde une seconde fois et surtout réécoute la vidéo. Voix off ponctuant un montage d'extraits de films avec beaucoup de plans de Fassbender à poil.
Narrant sa rencontre cinématographique avec l'acteur et les désirs de filmer qu'elle a provoquée, la réalisatrice Masson s'épanche et assouvit, j'avoue, mes propres fantasmes. Mais quand même. Les mots insistants dès qu'il y a nudité, je ne sais pas… ça me fait me sentir voyeuse, indigne, et ça me gêne. Dire que Shame est supposé faire connaître l'addiction à la pornographie en tant que vrai maladie. Ha ! Ben merde alors.

Masson dit ne rien vouloir connaître de la vie de l'acteur, pour préserver le mystère dans la perspective d'une future collaboration. Moi j'ai envie d'en savoir plus et me demande ce qu'il pense des mille et un fantasmes que nous plaquons sur lui comme des mains baladeuses sur un cul...

Sunday, June 15, 2014

Tuesday, June 10, 2014

Réponse de Truffault à Godard

J'ai relu récemment le fameux échange de lettres entre Jean-Luc Godard et François Truffaut juste après la sortie de La Nuit américaine en 1973.

L'immense succès commercial du film de Truffaut avait été couronné par un Oscar du meilleur film en langue étrangère. Jean-Luc Godard dont le cinéma se distançait de plus en plus de ses pairs, s'empressa d'écrire à celui qui avait pourtant été jusqu'ici son collègue mais aussi son frère de coeur.
« Probablement personne ne te traitera de menteur, aussi je le fais. Ce n’est pas plus une injure que fasciste, c’est une critique, et c’est l’absence de critique où nous laissent de tels films, le tien et ceux de Chabrol, Ferreri, Verneuil, Delannoy, Renoir, etc. dont je me plains. […]. J'en viens à un point plus matériel. J'ai besoin, pour tourner "Un simple film", de cinq ou dix millions de francs. Vu La Nuit américaine, tu devrais m’aider, que les spectateurs ne croient pas qu’on ne fait des films que comme toi. »
Truffault ne va pas se priver pour lui répondre. Dieu que j'aimerais avoir une jour ce talent pour exprimer ma rage et mon amour d'amitié déçu :
« Je te retourne ta lettre à Jean-Pierre. Je l’ai lue et je la trouve dégueulasse. C’est à cause d’elle que je sens le moment de te dire, longuement, que selon moi tu te conduis comme une merde. Je me contrefous de ce que tu penses de La Nuit américaine […]. A mon tour de te traiter de menteur. Au début de "Tout va bien", il y a cette phrase : “Pour faire un film, il faut des vedettes.” Mensonge. Tout le monde connaît ton insistance pour obtenir Jane Fonda qui se dérobait, alors que tes financiers te disaient de prendre n’importe qui. […] Tu l'as toujours eu, cet art de te faire passer pour une victime. […] Il te faut jouer un rôle et que ce rôle soit prestigieux. J’ai toujours eu l’impression que les vrais militants sont comme des femmes de ménage, travail ingrat, quotidien, nécessaire. Toi, c’est le côté Ursula Andress, quatre minutes d’apparition, le temps de laisser se déclencher les flashes, deux, trois phrases bien surprenantes et disparition, retour au mystère avantageux. Comportement de merde, de merde sur son socle… »

Tuesday, May 13, 2014

Why so grim?

New York based animation artist Jeff Hong has created this tongue-in-cheek illustrations for a reason that is quite unclear to me. We all know the end is near but aren't Disney movies already depressing enough? Just kidding. I love his work.

Source : Disney Unhappily Ever After







Tuesday, October 4, 2011

Love is a tumbleweed



While Love is Unfashionable 
by Alice Walker

While love is unfashionable
let us live
unfashionably.
Seeing the world
a complex ball
in small hands;
love our blackest garment.
Let us be poor
in all but truth, and courage
handed down
by the old spirits.
Let us be intimate with
ancestral ghosts
and music
of the undead.
While love is dangerous
let us walk bareheaded
beside the great River.
Let us gather blossoms
under fire.