Wednesday, May 28, 2014

Today's mood, exactly

Currently working on "Fallow Green" aka "Un terrain vert" trailer on my laptop and is feeling on a high. Editing has such meditative effects on me. Hands like robots while mind is wandering. I can observe my actions over the last weeks. Funny how moments of self-awareness arise.




Monday, May 26, 2014

Vadzaih

Vadzaih is the gwich'in name for caribou and I keep on dreaming of them. In Alaska their skulls are used as ornaments on log cabins' facades. That's what you see in Circle City. I've never been in this remote village. How come I miss it so much? Maybe I know this place from another lifetime.

Vadzaih skull © Delphine Luchetta, 2006

A paper stone scissors game to decipher

This is a sketch I drew back in 2008 for the movie "Sourdough" and even though I am currently working on something different, I feel like sharing it tonite.

This sketch shows a variation of the paper stone scissors hand game based on the five elements and Taoist Cycle of Life. Fire beats Metal which beats Wood which beats Earth which beats Water which beats Fire and so on. I won't tell you what hand sign belongs to which element because it's some kind of secret. This special hand game is used by some characters of the movie in order to communicate covertly.


Jay and Phoebe hand talk © Delphine Luchetta, 2006

Thursday, May 22, 2014

Syndrome de la page blanche - Saison 13

Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour retrouver l'inspiration. Me voici depuis quatre jours à Paris et en ce moment même au Café de l'Industrie, croisement Saint-Sabin et Sedaine, où je travaille sur le montage du trailer de Parcelle 4198. J'ai bien fait de venir ici ! Le lieu est inspirant et laptop-friendly (on m'indique volontiers l'emplacement d'une prise électrique). Je m'active...

Une heure et demie a passé depuis mon arrivée dans ce café. J'en suis à mon deuxième thé et ma vessie va exploser. A la sortie des WC, je croise Thomas N'Gijol. Echange de regards courtois. Il sait que je sais qu'il sait que je sais qui il est. Il monte l'escalier devant moi et je suis contrainte de faire les présentations avec l'arrière de son slip. Oui, c'est vrai que les fesses d'un homme, même couvertes, c'est joli, mais franchement à quand le décret mondial contre le port du saggy ?


Tuesday, May 13, 2014

Why so grim?

New York based animation artist Jeff Hong has created this tongue-in-cheek illustrations for a reason that is quite unclear to me. We all know the end is near but aren't Disney movies already depressing enough? Just kidding. I love his work.

Source : Disney Unhappily Ever After







Saturday, February 23, 2013

Entretien avec Julia Batinova

En 2013, de février à décembre, j'ai travaillé en tant que journaliste pour Entre Dos Mundos, le mensuel publié par l'Espace Solidaire Pâquis, l'association sise au Temple des Pâquis, qui accueille quotidiennement des sans-abri et des migrants dans le besoin. Mon activité consistait à mettre en page le journal et recueillir sous forme d'entretiens ou d'articles les témoignages de personnes d'origine étrangère, entre deux mondes, que le centre appellent les "passants".

Je publie ici quelques uns de mes meilleurs moments dans le journal.

Pour commencer, voici l'entretien consacré à l'actrice d'origine russe et genevoise d'adoption, Julia Batinova. Comme nous nous connaissons personnellement, l'ambiance est détendue et du coup nous avons attaqué assez fort avec les questions, comme une conversation que nous aurions eu entre nous…

***

Entre Dos Mundos, mars 2013

Les Suisses ne croient pas en eux-mêmes et en leur culture
Entretien avec l'actrice de cinéma et de théâtre, Julia Batinova

Né en 1977 à Volgograd en Russie, Julia Batinova se destinait d'abord à l'architecture avant de se découvrir une véritable passion pour le jeu, le cinéma, la photographie et la scène. Après un bref séjour en Belgique, elle rentre en 2000 au feu Conservatoire Supérieur d'Art Dramatique de Genève et en sort trois ans plus tard avec un diplôme, avant de choisir de s'installer dans la cité de Calvin. Aujourd'hui titulaire d'un permis C, Julia, qui vit et paie ses impôts à Genève, se montre aussi engagée dans son métier que dans son rôle de citoyenne. En effet, à peine nous sommes-nous installées pour cet entretien au café des Trois Rois, juste en face de l'Espace Solidaire des Pâquis, que déjà elle parle de politique. Il faut reconnaître que l'actualité est chargée. Nous évoquons entre autre le récent rejet du projet visant à faciliter la naturalisation des requérants, et surtout la question brûlante du budget prévisionnel de 2013 de l'Etat de Genève qui doit être finalisé pour la fin du mois de mars prochain et dont le grand perdant pourrait être une fois encore la création artistique locale. Moins d'argent pour les compagnies de théâtre indépendantes signifie moins d'argent pour le théâtre tout court, étant donné qu'il n'existe pas de production hors de la filière indépendante. En dépit d'un agenda bien rempli, Julia craint quand même un peu pour son avenir et se demande si la Genève où elle a trouvé résidence il y a treize ans, a vraiment envie de culture.


Julia Batinova
Est-ce que tu t'es sentie dans l'insécurité en tant que migrante lorsque tu as commencé à travailler à Genève ?

Non, mais quand je suis entrée au Conservatoire, je me suis dis, tiens c'est quand même bizarre qu'ils m'acceptent alors que je comprenais à peine le français. Ce n'est pas ma langue, je ne le parlais pas très bien à cette époque. Dans l'ensemble j'ai quand même été plutôt bien accueillie, après, pour les autres, je ne sais pas comment ça se passe. Il faut faire une différence et je trouve horrible de le faire, mais bon, disons les choses, je suis une fille blanche et c'est sûrement pas la même chose...

Un avantage qui ne viendrait pas aussi du fait d'être actrice ?

C'est un métier d'arts et de privilèges, enfin sur le papier. Je ne sais pas. Il y a des gens, ici ou quoi, que je rencontre et qui ne sont pas forcément liées à ce métier et qui me posent des questions lorsque je leur dis que je suis russe et actrice. Il y a le doute. Russe ? Actrice ? De quel genre ?

Ah oui…

Ah oui, quand même ! Ce n'est pas fréquent et ce n'est pas violent mais cela m'est déjà arrivé que l'on me demande si je joue dans des films érotiques. Il y a cette idée ici que la fille russe qui est actrice, a forcément des liens avec la prostitution…

… ou qu'elle est en quête d'un mariage et d'un passeport suisse.

Bien sûr. C'est un cliché mais c'est quand même là. Cela te colle comme ça sans qu'il y ait forcément de l'hostilité envers toi. C'est comme une espèce de teinte idéologique. Je trouve ça dingue !

Tu vis en couple et travaille régulièrement avec le comédien et metteur en scène José Lillo. Le fait d'être à deux ou plus généralement en famille, n'aide-t-il pas à s'intégrer et à trouver un appartement ?

Oh ben oui, évidemment, c'est plus rassurant, c'est un repère. Toute ma famille est en Russie, je n'ai personne ici, alors ça aide beaucoup d'être en couple ou en famille mais il ne faut pas que cela devienne une communauté ou une bulle dans laquelle personne ne peut rentrer et sortir. L'appartenance à une communauté professionnelle peut représenter un appui.

L'employeur peut soutenir l'intégration de son employé.

Je ne sais pas, je ne suis pas sûre. J'ai une amie, russe aussi, qui a travaillé pendant sept ans ici et qui est devenue un cadre supérieur à haut salaire. Et pourtant. Elle possède un permis B et elle a reçu une lettre de sa boîte il y a deux semaines lui demandant de quitter le pays dans un mois si elle ne clarifiait pas sa situation. Tu imagines ? Elle a vécu à Genève pendant sept ans, elle a construit sa vie ici et du jour au lendemain elle doit partir.

Crains-tu que cela t'arrive ?

Non, car j'ai un permis C.

Connais-tu des acteurs qui vivent et travaillent ici alors qu'ils ont un permis B, L ou G ?

Non, pas à ma connaissance. Ils ont soit un permis C, soit un passeport suisse. La plupart des acteurs en activité ici appartiennent à la vieille génération et ils sont de Genève ou de la région.

Ce serait une chose intéressante à vérifier cette histoire de papiers au sujet des acteurs. Je sais qu'il existe énormément de techniciens qui sont engagés au noir, alors qu'ils n'ont pas de papiers. Dans le sport, il y a pour ainsi dire la même problématique.

Dans le sport professionnel, il y a le plan de carrière, on t'achète quelque part. Il y a des similitudes
mais ce n'est quand même pas tout à fait la même chose dans le milieu de l'art. Pour moi le problème vient du rapport un peu bizarre avec la culture dans ce pays. On croit que c'est un loisir. On dirait que la culture n'est pas une nécessité, qu'on peut très bien vivre sans. Moi, j'aimerais bien voir les gens vivre sans !

La situation des acteurs, la tienne, peut-elle s'améliorer ?

J'ai des incertitudes par rapport à mon travail comme la plupart des personnes qui font de l'art à Genève. Avec le temps nous sommes devenus tellement dépendants des décisions politiques, des budgets, de ce qui se construit, de la façon dont on dynamise la région au niveau de l'urbanisme. Certains partis de droite ont déclaré il n'y a pas longtemps que le cinéma était un art de luxe et ont demandé si on en avait vraiment besoin. L'un des pays les plus riches de cette planète qui considère le cinéma comme luxe, qui ne veut pas donner de l'argent et de l'énergie pour que ça devienne peut-être même une industrie, je ne sais pas, je trouve ça étonnant. A l'époque où j'étais à l'école, on y croyait, aujourd'hui ce n'est plus pareil. A quoi sert de construire des écoles de théâtre ou de cinéma, si on crée pas un dynamisme, si on ne donne pas d'argent, si on ne donne pas de travail après ?

La Suisse te donne cette impression de frilosité ?

Les Suisses ne croient pas en eux-mêmes, ni en leur culture, à moins qu'il y ait une sécurité financière. Je remarque que l'argent fait foi, alors qu'il y a des gens formidables.

La Suisse donne de l'argent ponctuellement, du moment qu'elle n'a pas à s'investir. En fait elle soutient la consommation, pas la création. Comment font les autres pays ?

Tout le monde adore le modèle russe ou le modèle allemand. Il y a de l'argent et tous les acteurs sont des fonctionnaires. Il n'y a pas énormément d'argent, mais il y en a. C'est simple ! Ils sont engagés à l'année, ils sont toujours en activité. Ils ne sont pas comme nous et notre statut d'intermittent chômeur, deux mois je travaille et les six mois après je ne travaille pas.

Les acteurs font-ils la tournée des institutions comme ici ?

Non. Un seul théâtre les engage. Chaque théâtre possède sa troupe, il peut engager des gens d'ailleurs, mais il a un noyau d'acteurs payés à l'année.

Un peu comme au Grand-Théâtre. Les principaux danseurs du ballet et les membres du choeur y travaillent à l'année.

C'est ça, ce n'est pas sorcier. Les autorités n'ont toujours pas compris. En même temps, il n'existe pas cette tradition de troupe à l'année dans le théâtre à Genève. La ville est trop petite. Il faudrait qu'il y ait beaucoup plus pour que ce genre de truc marche.

Il est normal que le théâtre Le Poche, au vu de sa taille, ne touche pas la même subvention que La Comédie. 

Oui, bien sûr mais le problème n'est pas là. La question, c'est… comment dire ? Je trouve que la question c'est de savoir si on veut de la culture ou pas. Et si on veut la culture, ça coûte ! Point !

Les gens ne veulent peut-être pas de culture. Ils n'ont pas besoin de l'avoir car ils ont celles des autres. Je veux dire par là qu'il est presque plus simple de faire venir une personnalité française de rayonnement international comme Jamel Debouzze, Catherine Frot ou Isabelle Huppert, que de financer ses propres artistes ou auteurs.

Peut-être. Ce sont les politiques qui peuvent répondre... Et puis avec Jamel Debouzze, on parle de commerce.

Je parle en fait de cette tendance générale à plébisciter l'art et la culture venus d'ailleurs. Même la critique spécialisée vient ailleurs. Ici, il n'existe pas de revues pour les arts de la scène ou le cinéma comme les Inrocks.

Cela veut dire, de nouveau, et on revient toujours à la même chose, que l'on ne croit pas en nous. Est-ce qu'on donne les moyens aux cinéastes de devenir des Martin Scorcese ? Même en France où c'est aussi difficile d'exister en dehors des frontières, ils sont un peu plus orgueilleux, ils diront que ceci « vient de chez nous ». Quoiqu'il en soit, malgré le repli sur soi que l'on trouve en Suisse, il y a quand même un espoir.


Propos recueillis, le 23 février 2013

Monday, January 21, 2013

Des clopinettes...

L'idée d'arrêter de fumer définitivement la cigarette fait enfin son chemin. C'est avec ce mot "définitivement" que j'ai du mal mais je progresse. Hier, je n'ai pas fumé une seule cigarette jusqu'à 18h45. Et le plus incroyable est que je n'ai pas ressenti une seule fois le manque. Cela fait dix ans que cela ne m'était pas arrivé. Comme quoi ça fonctionne pour moi de construire ma motivation petit à petit plutôt que de me lancer sans préparer le terrain. Bon. Je ne crie pas victoire. Dès 18h45 jusqu'à 5h20, j'ai fumé 13 cigarettes (j'ai compté les mégots) et de façon compulsive. Là je vais m'endormir un peu vexée de n'avoir pas tenu bon mais je conserve le souvenir de l'agréable sensation de cette journée quasi complète sans clope. Je suis contente de moi. Je commence à croire que je peux y arriver. Après les insomnies et les angoisses qui vont avec, c'est un autre problème. Chaque chose en son temps.

Wednesday, July 18, 2012

Day 5 - Zaragoza/Madrid

To Madrid by the Pyrenees
Wednesday, June 20, 2012


Zaragoza -- A2 -- Alcolea del Pinar -- CM-2113 -- CM-2021 -- Saelices de la Sal -- CM-2021 -- CM-2113 -- Huertahernando -- Monasterio de Buenafuente del Sistal -- GU-944 -- Cobeta -- CM-2115 -- Zaorejas -- Villanueva de Alcorón -- Peralveche -- Azañón -- Trillo -- Gargoles de Abajo -- N-204  -- Durón -- Urbanizacion El Paraiso -- Las Brisas -- Embalse de Entrepeñas (Sacedón) -- N-320 -- Auñón -- Ciudad Valdeluz -- Guadalajara -- A2 -- Madrid

*****

We picked up the motorbike set with brand new tyres at 10:00 in the morning. Only two blocks away from the garage, we fell in on Plaza de Europa. An place where almost anyone using a vehicle must ride to to enter the city. Philippe braked almost immediately as we saw the 35-meter-high obelisk called "World Axis" that stood there. He wanted to snap a few pictures (see below), as proof there is more in monuments seen in most Western countries than actually meets the eye.

Obelisks (from Greek ὀβελίσκος - obeliskos , meaning "spit" or "pointed pillar") were prominent in the architecture of the ancient Egyptians who placed them at the entrance of temples. They are said to resemble a petrified ray of the Sun-Disk, Aten, known and worshipped as the Creator. The ray symbolizes a link or connection or rising of a deceased king to the heavens and uniting with the Sun. Question(s). Why an obelisk? Erecting a religious monument whether it is ancient or contemporary, is to me a religion act and message not be taken lightly. Is it a tribute to Juan Carlos of Spain? And where are the temples?

Plaza de Europa in Zaragoza, as seen from Paseo de Maria Agustin

"Axis Mundi", the obelisk

The twelve merkabah surrounding the obelisk
The twelve three-dimensional stars around the obelisk were erected as a tribute to the European Union and its original members. If these are a representation of the twelve stars/countries, why not using five-pointed stars instead of six-pointed stars as they shown on the European flag? A six-pointed star, known as merkabah (from Hebrew מרכבה, meaning "chariot") is a very specific Hebrew symbol. It is said to be a vehicle used by ascended masters to connect with and reach those in tune with the higher realms.

South merkaba of Plaza de Europa






































Too focused on the obelisk and merkabah, we missed another monument on the other side of Plaza de Europea, the statue of the Quetzal, an endangered species of Guatemalan bird worshipped by Mayans and that very few have been privileged to admire in all its splendor. That makes a lot of highly significant symbols mixed all together, don't you think? I might dwell a little more on the subject and Philippe's own inquiries on contemporary sacred architecture in a next post.

As we were leaving Zaragoza, Philippe suggested we divided our day's program in two. One being dedicated to more smaller trail-orientated roads and the other to highway. Reaching directly Madrid in less than 3 hours would have been an easier choice, but I knew Philippe still felt a little frustrated from yesterday and I did too so I pulled no resistance. We agreed on heading for the reservoir lakes area located in Parque Natural del Alto Tajo in Castile La Mancha, home of Don Quixote, even though we had no idea how it would be like.

About one hour and half later, we exit the highway A-2 at the Alcolea del Pinar junction and took the road CM-2113. The part of Parque Natural del Alto Tajo we were about visit didn't seem to have any keystone attraction for tourists or even to congregate the few of them who were there. Beside the wilderness areas, it was a rural county where typically much of the land is devoted to country towns, agriculture, ermitages and monasteries. 

Our stomachs were already growling for lunch, so we stopped in Saelices de la Sal, where we had the best meal since our arrival in Spain!

Southwest view...


...and northeast view of Saelices de la Sal's main street


The bar where we had lunch

A bunch of cats were sneaking around begging to share our meal.







About eight kilometers after Huertahernando, we reached a junction in the middle of nowhere, I saw a road sign with a church icon on it, reading---Monasterio de Santa María de Buenafuente del Sistal and pointing at the recluse village of Buenafuente only 500 meters away. I tapped on Philippe's shoulder and asked him if we could go and have look. That's what we came across as we entered the village (see below) :








Inside the arched nook underneath the rosette window hides a fountain







I have little remembrance of what happened next, beside three encounters.
The first took place while we were riding through a wood. We had seen hundreds of wild animal road signs in our life but never a roe deer in flesh actually pouncing onto the roadway next to one of these signs! And that's exactly what happened to us, not only once but twice the same day within a span of twenty minutes!

We made our third encounter an hour later as we were having a break to drink water near a housing facility intended for senior citizens. We saw an old man coming to us with a ghetto-blaster on his shoulder (!). Intrigued by our presence, he started talking while pointing constantly at the motorbike. My approximate knowledge of spanish helped me understand he was a soldier and rider too when he was younger. He was so sweet. I couldn't resist taking his picture (see below).



Our last memorable stop was Embalse de Entrepeñas (near Sacedón). We were quite tired and weather was very hot. Watching that breathtaking scenery (see below) made us feel like starved muzzled dogs in a food shop!













Following next :
Day 6/9 - Madrid




Tuesday, July 10, 2012

Day 4 - Bagnères-de-Luchon/Zaragoza

To Madrid by the Pyrenees
Tuesday, June 19, 2012


Bagnères-de-Luchon -- Saint-Mamet -- D-618A --  N-230 (French/Spanish border) -- Es Bordes -- Aubert -- Vielha e Mijaran -- Vilaller -- Pont de Suert -- Sopera -- Tolva -- Benabarre -- Lleida -- A-2/N-II -- AP-2 -- Zaragoza
 
*****

Forget stylish stone bridges and medieval villages, today's post is about asphalt and junk food and complaints about the cruel weather gods, among other things.

It had rained all night. As we were fastening the cases onto the motorbike outside the hotel, we checked repeatedly the skies hoping they would clear up, but it seemed that the same dark clouds we saw yesterday had settled over the mountains for good. There was no way we could go east as planned. Goodbye to Luz-le-Sauveur, Aramits and Col de la Pierre Saint-Martin. It was time to resign ourselves to changing completely our itinerary. So we wound up driving south in order to cross the nearest moutain pass and reach Spain.

Sitting on the main entrance stairs of Hotel d'Etigny in Bagnères-de-Luchon
At a gas station outside Bagnères-de-Luchon, we could see in the distance Maladeta's peak. We just couldn't believe that this was where we had no choice but to go to (see picture below). Seriously. Whoever said Spain was a warm and sunny country is a fraud.

Who wants to drive through this?
To our surprise, despite the rainy conditions the moutain pass and road which led us to Spain were very nice but quite difficult. I must say Philippe impressed me a lot. He is such a good driver and a master of patience. We arrived in Pont de Suert safely. Needless to say we were freezing and drenched to the bones.

A more than welcomed tea and coffee break in Pont de Suert…
Our next stop was Lleida, or should I rather say a concrete nightmare. We took the first exit lane and decided no to go much further and remain we were, that is, the suburbia. Definitely not your favorit destination, but we didn't really care for we were starved. Arriving at an unknown place is never easy. Your common sense may be switched off for a while and you are more likely to agree on some snack or junk food that normally you would not. And that's exactly what we did. As a mere compensation rain stopped for lunch break.

Fast and cheap. Our saddest excuse for food and beverage in Lleida...

Knowing that we would take a highway (A-2), we naively believed we were done with driving inconvenience. So wrong! Not only did it start raining again but no one actually warned us a fuel tanker truck and trailer transhumance was taking place that afternoon. And what I mean by transhumance is a procession of hundreds. Dig the picture. Our microscopic motorbike (we were the only one!) like a mouse zigzagging between mammoths' legs. And of course few of these scary vehicles bothered signaling before overtaking. Unbelievable. Too bad we couldn't take any picture. People are right, highways are definitely not motorbike-friendly.

Speaking of motorbike, did I mention earlier our tyres needed to be changed? Well, reaching downtown Zaragoza solved the problem miraculously. Like snap, we found the BMW garage we were looking for. It was now time to have a drink and meal and wifi connection.






You mean tuna-filled pickle cucumber?


























Following next :
Day 5 - Zaragoza/Madrid

Monday, July 9, 2012

Day 3 - Quillan/Bagnères-de-Luchon

To Madrid by the Pyrenees
Monday, June 18, 2012


Quillan -- D117 -- Cavirac -- Belvianes-et-Cavirac -- Saint-Martin-Lys -- D117 -- Pont d'Aliès -- D118 -- Axat -- Gesse -- D20 -- Bessède-de-Sault -- Aunat -- Rodome -- D20 -- D107 -- Niort-de-Sault -- Défilé d'Abdoutchis (Gorges du Rébenty) -- Mérial -- La Fajolle -- Col du Pradel -- D107 -- D25B -- Pujal -- Lavail -- D25 -- La Forgé -- Goulours -- Ascou -- D613 -- Ax-les-Thermes -- N20/E9 -- Savignac-les-Ormeaux -- Luzenac -- Albiès -- Ussat-les-Bains -- N20/E9 -- Sabart -- D8 -- Niaux -- Capoulet-et-Junac -- Capoulet -- Vicdessos -- D18 -- Port de Lers -- Etang de Lers -- D8F -- Aulus-les-Bains -- D32 -- La Bouche -- Les Escales -- Ercé -- Oust -- D3 -- Seix -- D17 -- Sentenac-d'Oust -- Bethmale --  Arrien-en-Bethmale -- Les Bordes-sur-Lez -- D4 -- Castillon-en-Couserans -- D804 -- Audressein -- D618 -- Argein -- Aucazein -- Illartein -- Augistrou -- Orgibet -- Augirein -- Saint-Lary -- D618 -- D44 -- Boutx -- Saint-Béat - D44 -- Marignac -- D125 -- Cazaux-Layrisse -- Salles-et-Pratviel -- Moustajon -- Bagnères-de-Luchon

(Click here to see initial Google map)


*****


Wow! It took us only 10 minutes from Quillan before entering the heart of former Cathar territory Pays de Niort. What a treat! Our day's trip started with Défilé d'Adboutchis (Gorges du Rébenty).

Gorges du Rébenty and défilé d'Abdoutchis before you reach the village of Mérial





















Shorty after, we drove uphill and arrived in La Forêt domaniale de la Fajolle, a wood natural reserve, where we took no pictures for the road was a bit difficult to ride. I got to mention this despite the lack of evidence, it was so beautiful! Not sure I would have remain quiet, knowing now that wolves and bears can be found there!

An hour and a half later, Philippe ordered tartiflette and salad for lunch break in Ax-les-Thermes.



As we rode on D18 from Vicdessos to Pont de Lers, near Suc-et-Sentenac, we ground to halt because our cameras were eager to shoot.






Port de Lers is said to be high (1517m) and rough mountain pass. For lazy motorized travellers and especially Swiss motorized travellers, it isn't. However, since it has been chosen as a stage of 2011 Tour de France, I might give a new consideration to it. We indeed saw a bunch of trained cyclists on the way, showing proud smile on their face while panting heavily. It seemed that riding this path meant something.


South-east view of Port de Lers and its green pastures and rolling hills and winding D18

North-west view of Pont de Lers. Uh-oh? Fog coming closer...

...and closer!
























Philippe filmed the whole thing.




No! Actually, this wasn't fog but a cloud. I could tell by the tiny frozen crystal darts on my skin and that weird smell like smoke bomb. As we were busying ourselves with photoshooting, we realized too late we were surrounded and trapped! See for yourself :




As you can imagine, driving down was a real challenge as visibility was down to barely 5 meters because of cloud cover. We eventually resurfaced 3 kilometers further as we reached Etang de Lers, which is said to be haunted by a beggar's spirit according to a legend.

Etang de Lers





































Oh well. With the impending rain in mind combined with exhaustion, we didnt't enjoy the rest of the day's program as much as we should have. Not to mention that the bike's tyres were getting dangerously over-used and demanded urgent change. Maybe what we just had was enough for the day. So we went from one place to the other, as fast as we could, and eventually arrived in Hotel d'Etigny in Bagnères-de-Luchon, a place I had picked up at random and turned out to be the cuttest and coziest hotel of our trip. Strange it is only rated 2 stars...


Outdoor garden terrace at Hotel d'Etigny




Following next :
Day 4 - Bagnères-de-Luchon/Zaragoza